Un Institut National des Beaux Arts, oui mais…

 

CONTRE

Je comprends tout à fait la réaction de certains musiciens relative à la mort de l’Institut de Musique!
Avec l’impression que cette dissolution prouve que les musiciens que nous sommes seront éternellement marginalisés !
En effet on peut à raison avoir ce pressentiment souvent mais, sur l’échelle du mépris nous avons battu des records ces derniers temps.
La responsabilité du ministère de la Culture n’est plus à démontrer.
Et même si celle des musiciens est indéniable ils ont des circonstances atténuantes.
C’est un milieu dans lequel sévissent l’ignorance et la précarité
Pour très peu d’individus qui tirent leur épingle du jeu, il en existe des milliers terriblement démunis.
Le ministère de la Culture surfe sur ces paramètres, pour utiliser quelques membres de cette communauté dont le niveau culturel ne permet aucun discernement.
En mettant systématiquement en quarantaine les autres, ceux qui refusent le statut quo, qui se révoltent qui n’en peuvent plus de subir cette injustice, ce mépris ( voir mon article http://minthembare.mondoblog.org/2014/09/30/les-musiciens-les-meprises-republique/)
Le conflit que nous avons avec le ministère via feu l Institut Mauritanien de Musique est édifiant en la matière.
Et puisque nous n’avons pas eu droit de cité dans notre propre domaine, pourquoi ne pas se réjouir au contraire de voir cet Institut (qui n’était pas le nôtre) dissout, mourir de sa belle mort.
Aucun cadre originaire de ce groupe social, pour ne pas dire de cette caste n’a eu ni l’honneur ni le bonheur de servir notre cause dans cet Institut, aucun.
Afin de pallier à l’exclusion depuis toujours de notre communauté, le chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz ordonna en Nov 2010 la création de cet Institut de musique, une première dans notre histoire.
Nous remercions vivement le Président de la République de cet essaie, pour booster notre Art, même si cela n’a eut aucun rendement, ni pour la musique ni pour les musiciens.
L’avènement d’un Institut National des Beaux Arts à la place nécessite un changement drastique.
Nous espérons que le ministère de la Culture saisisse cette occasion pour faire une révolution.  Répondre aux véritables aspirations de ses partenaires et, mettre fin à ces innombrables conflits qui n’ont fait que trop durer.
Opérer un remaniement dans les plus brefs délais, un nouveau staff, est une condition sine qua non pour diriger cette Institution.
Cela dépasserait l’entendement que de confier la gestion au tristement célèbre DG de feu l’Institut de musique et à son invisible DGA.
Ils ont lamentablement échoué dans la gestion de l’Institut, qui a englouti un demi-milliard d’ouguiya depuis sa création ( Nov 2010) pour aucune réalisation.
La direction actuelle a brillé par son incompétence dans le seul domaine de la musique, avec les Beaux Arts réunis se serait le fiasco de la République, je ne peux l’imaginer.
Le choix doit se porter sur un Staff digne de ce nom.
Il doit naturellement être d’un niveau d’une compétence sans commune mesure avec celui que nous avons subits à l’Institut de musique pendant cinq longues années.
Une fois toutes ces mutations réalisées, alors nous dirons vivement le changement, et souhaiterions la bienvenue à l’Institut National des Beaux Arts.

 

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